Dans le cadre d’une continuité du plan d’investissements, la zone vient de prendre possession de son tout nouveau camion-citerne de grande capacité.

Il s’agit d’un aménagement construit sur un châssis MAN de type 8 x 4 dont le PTAC est de 35 tonnes, il est équipé d’une suspension traditionnelle, de freins à disques avant et arrière. Le moteur développe une puissance de 368 kw à 1800 tr/min soit 2500 Nm, il est équipé d’une boîte de vitesse automatique d’origine de type Tipmatic à 12 rapports ainsi que d’un ralentisseur hydraulique de 3500 Nm de couple de freinage.


Ce véhicule doté d’une cuve de 18000 litres d’eau, 500 litres d’émulseur et 500 litres de détergent.

L’installation hydraulique est composée d’une pompe moyenne pression de 4000 l/min équipée d’un dévidoir de 80 m de tuyau, de quatre sorties de refoulement dont deux de 110, de deux rampes d’arrosage équipées de 11 gicleurs, à chaque extrémité la possibilité de raccorder un tuyau de 45 pouvant être alimenté simultanément ou individuellement.

Le véhicule peut être réalimenté en moins de 5 minutes.

A l’arrière se trouve un panneau de signalisation à double message variable avec la possibilité d’encoder une multitude de textes, le panneau est synchronisé avec une double rampe signal master intégré au châssis/faux-châssis.

La superstructure est composée de différentes citernes ainsi que plusieurs compartiments de rangements afin de pouvoir y remiser non seulement la pompe mais du matériel contre la lutte des incendies.

Le véhicule sera affecté au casernement principal, il interviendra en appui lors de gros sinistres ou d’interventions « Belintra ».

L’idée initiale d’un tel investissement était basée sur 5 aspects :

  • Disposer d’une grande capacité d’eau dans l’immédiat.
  • Avoir une manipulation simple, rapide et efficace pour l’utilisateur.
  • Obtenir une stabilisation parfaite du châssis lors de manœuvres imprévues occasionnées par des obstacles ou des automobilistes.
  • Accroître la durabilité du matériel dans le temps.
  • Réduire les faux coûts de maintenance ou de réparation auprès des constructeurs qui verrouillent leurs systèmes afin de monopoliser toutes interventions techniques de la part des services techniques zonaux.

Plus de 3600 heures de travail ont été indispensables à la réalisation d’un tel projet, dialogue et expertise technique ont toujours animés ce projet qui clôture un travail de longue haleine et parfois ardu.

Je ne pourrai constater qu’au fil de ce suivi combien la tâche des coordinateurs logistiques aux seins des zones de secours est importante.

Par l’intermédiaire de cet article, je terminerai par remercier le Colonel Marc Gilbert pour la confiance qu’il m’accorde dans cette fonction et le lourd combat qu’il mène en permanence afin d’obtenir les moyens nécessaires pour notre zone.

Rédigé par Dimitri Van Cauwenbergh